Une première requête est adressée à Mgr Bourget le 11 février 1848 pour ériger une église sur le territoire actuel de Saint-Liguori. égliseSignée par soixante-seize tenanciers, la requête souligne le fait que sept milles séparent les colons du Lac Ouareau du centre de Saint-Jacques. Au printemps et à l'automne, les chemins sont impraticables. On ne peut envoyer les enfants à l'instruction religieuse et c'est presque impossible d'y transporter les nouveaux nés pour le baptême, les défunts pour la sépulture et d'y accomplir ses devoirs religieux.

On demande donc de former une paroisse indépendante.

Le 29 avril 1852, cent vingt-quatre habitants apposent leur signature au bas d'une dernière requête qui obtiendra gain de cause... tout de suite après Saint-Alexis. Il est reconnu que le détachement de ces deux paroisses a fortement ébranlé la vigueur du bon curé Paré de Saint-Jacques.

La croix préparée par les fidèles est apportée par M. Gilbert Brisson et plantée le 29 juin 1852 par le chanoine Pinsonneault à l'endroit où sera fixé irrévocablement le site de la nouvelle église.

Là, comme ailleurs, les idées seront différentes, quelques-uns veulent l'église sur la rive nord de la rivière, d'autres au bas du «Lac Ouareau» sur la ferme qu'occupent Annie Perreault et Philippe Desjardins.

Une fois le projet d'église en marche, chacun coopère pour la bâtir. En 1852, la petite église de bois est prête à servir au culte et M. Joseph Perreault, vicaire de Saint-Jacques est le premier curé à résider à Saint-Liguori. La première année, il n'y a ni banc ni jubé, chaque paroissien doit se payer le luxe d'un siège portatif. L'église s'enrichit un peu grâce à la paroisse de Saint-Paul qui nous fait bénéficier de ses «mis de côté» par leurs propres rénovations: chaire, armoires et jubé.

Un des premiers soins du curé Perreault fut de procurer une cloche à la paroisse. Coulée à la manufacture de Troy, É.U. elle se balancera au clocher jusqu'en 1890.

Les paroissiens demandent une église de pierre dès 1880. On fait des paiements de répartition jusqu'en 1894 pour atteindre la somme de 21 000 dollars. La pierre sera extraite du lit de la rivière Ouareau. Vers la fin de 1890, l'église terminée, l'ancien curé M. Prosper Beaudry, préside la cérémonie de bénédiction. La petite cloche de l'ancienne chapelle est reportée au clocher neuf. On fait l'acquisition d'un carillon de trois cloches provenant des manufactures de Londres.